Y a-t-il un pilote dans l’avion ?

samedi 22 mars 2008
par Yves Gouast

Devant tant de souffrance dans ce monde, on peut être amené à se poser la question de savoir si quelqu’un est aux commandes. Pour nous, chrétiens, la réponse est évidente, Dieu a le contrôle. Même si ce n’est pas toujours facile, croyons que Dieu veut nous bénir en tous temps.

- Ce message n’a pas été enregistré en audio

La liste des catastrophes est longue

- des tsunamis en Asie,
- des inondations (en Europe et dans le nord-ouest de l’Amérique)
- des feux (en Californie)
- des ouragans (En Asie, dans le sud des Etats-Unis)
- des sécheresses
- le réchauffement climatique, avec la fonte de la banquise et la montée du niveau de la mer

On pourrait être tenté de poser la question : « Y a-t-il un pilote dans l’avion ? »

Des appels à l’aide se font entendre de tous les côtés de la planète, de la part de gouvernements, d’organisations non gouvernementales, parfois de particuliers. Les demandes sont innombrables. Les chrétiens ne peuvent rester insensibles, mais que faire ?

Et on ne parle même pas encore d’autres tragédies telles que la maladie, les épidémies et les conflits armés qui font tant de victimes. Certains événements arrivent sans crier gare, sans prévenir, du jour au lendemain. On voit bien venir d’autres tragédies, mais on se sent désarmé. Ce qui est remarquable au milieu de ces tragédies est la vie qui continue. Le drame est parfois que les personnes touchées se construisent une carapace et semblent indifférentes et en quelque sorte fatalistes. Cette réaction est celle de nombreuses personnes, même celles qui ne sont pas particulièrement touchées par des événements malheureux d’ailleurs.

A côté de tout cela, le plus grand danger qui guette les personnes dans le monde est celui de passer à côté de la grâce de Dieu ; le péché est dangereux, ne pas répondre à l’appel de Dieu est dangereux. Le besoin primordial de l’homme est de se reconnaître pécheur, d’accepter le pardon de ses péchés de la part de Jésus-Christ, de recevoir son amour inconditionnel, pour enfin passer l’éternité au ciel en sa présence.

Nous savons tous cela ici ce matin, mais parfois nous attendons, ne sachant réellement que faire. En ce qui nous concerne personnellement, nous avons la même tendance : nous ne prenons pas toujours suffisamment au sérieux les avertissements que nous recevons du Seigneur. Mais revenons au point qui nous intéresse : soyons clair, nous nous laissons parfois entraîner par les pensées de ce monde. On en vient à se demander si Dieu peut vraiment quelque chose aux problèmes du monde. Est-ce qu’il se moque de l’humanité et n’est qu’un Dieu lointain ? Pourquoi des enfants sont-ils touchés ? A-t-il vraiment le contrôle de la situation ? Y a-t-il un pilote dans l’avion ?

La réponse est évidemment OUI, il y a un pilote dans l’avion ! Avez-vous déjà imaginé que vous regardiez l’univers en prenant des milliards de kilomètres de recul ? Essayez. Tout est réglé comme une horloge. Approchons-nous, nous pouvons facilement imaginer de nos jours que nous observons le système solaire. Voyons les courses des planètes, les distances, les vitesses. Approchons-nous encore plus près, au niveau de notre vaisseau, la Terre. Tout est sous contrôle : sa distance par rapport au soleil, sa vitesse de course autour du soleil, sa vitesse de rotation sur elle-même, son inclinaison qui permet qu’il y ait des saisons. On peut passer des heures entières à contempler la création de Dieu. Oui, Dieu est bien aux commandes, c’est bien lui qui maintient, par sa seule volonté, tout cet équilibre fragile.

Je me souviens de ce chant que l’on chante parfois en camp ou même chez les scouts : « As-tu compté les étoiles ? »

As-tu compté les étoiles
Et les astres radieux,
Déployant aux nuits sans voile
Leur cortège dans les cieux ?
Dieu qui leur donna
La vie et l’éclat,
Dieu qui leur fixa
La course et le pas,
Sait aussi quel est leur nombre
Et ne les oublie pas.

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Pourquoi ?

En réalité, ce qui nous fait mal, nos souffrances, nos difficultés, sont le résultat de mauvais choix de notre part ou de la part de quelqu’un d’autre. Il y a une seule décision dont nous sommes réellement seul responsable : celle d’accepter ou non le salut gratuit offert à travers le sacrifice de Jésus-Christ, le Fils de Dieu.

Oui, des personnes gentilles, bonnes sont balayées dans les désastres. Des enfants sont tués alors qu’ils n’ont rien fait. Les chrétiens tombent malades ou encore souffrent de stress et meurent de la même façon que les non-chrétiens. Nous avons parfois du mal à accepter cela. Et l’argument nous est régulièrement envoyé comme réponse de la part de ceux qui ne croient pas. Certaines personnes ne croient pas que Dieu existe, sauf pour lui faire des reproches !

Un bon petit livre détaille bien ces questions que l’on se pose parfois : « Où est Dieu quand tout va mal ? » de Philip Yancey. Un autre livre, « Questions » de Werner Gitt consacre quelques pages à la question « Comment concilier la notion d’un Dieu d’amour avec tant de détresse sur cette terre ? Pourquoi Dieu permet-il la souffrance ? »

Pour commencer, nous devons réaliser que notre monde souffre des conséquences de la chute. Nous sommes dans un monde déchu. La terre elle-même soupire. Et nous avec, comme le dit l’apotre Paul dans l’épitre aux Romains chapitre 8 versets 18 à 23

  1. J’estime que les souffrances du temps présent ne sauraient être comparées à la gloire à venir qui sera révélée pour nous.
  2. Aussi la création attend-elle avec un ardent désir la révélation des fils de Dieu.
  3. Car la création a été soumise à la vanité, -non de son gré, mais à cause de celui qui l’y a soumise, -
  4. avec l’espérance qu’elle aussi sera affranchie de la servitude de la corruption, pour avoir part à la liberté de la gloire des enfants de Dieu.
  5. Or, nous savons que, jusqu’à ce jour, la création tout entière soupire et souffre les douleurs de l’enfantement.
  6. Et ce n’est pas elle seulement ; mais nous aussi, qui avons les prémices de l’Esprit, nous aussi nous soupirons en nous-mêmes, en attendant l’adoption, la rédemption de notre corps.

Par conséquent, de mauvaises choses arrivent à tous, pas seulement aux personnes “méchantes”. Des circonstances qui sont hors de notre contrôle ont été déclenchées au moment de la chute de l’homme. Genèse chapitre 3 versets 6 et 7 explique :

  1. La femme vit que l’arbre était bon à manger et agréable à la vue, et qu’il était précieux pour ouvrir l’intelligence ; elle prit de son fruit, et en mangea ; elle en donna aussi à son mari, qui était auprès d’elle, et il en mangea.
  2. Les yeux de l’un et de l’autre s’ouvrirent, ils connurent qu’ils étaient nus, et ayant cousu des feuilles de figuier, ils s’en firent des ceintures.
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Tout d’un coup, tout a changé. A ce moment-là, des conséquences biologiques, géologiques, astronomiques ont eu lieu qui n’étaient pas prévues au départ. Les cellules de notre corps s’usent, vieillissent, passent à la génération suivante avec des défauts de copie des gênes, par exemple. Nous comprenons bien pourquoi les mariages dits « consanguins » sont à proscrire ; et plus nous avançons dans l’histoire de l’humanité, plus cela se renforce.

En plus, bien souvent, et depuis longtemps, nous rajoutons aux problèmes en consommant des substances toxiques ou nocives pour la santé : herbes fumées, cigarettes, plantes hallucinogènes, drogue, aliments trop gras… La liste est longue ! Dans tous les domaines de la vie, beaucoup d’entre nous ajoutons aux problèmes dus à la chute ceux d’une vie à court terme. L’insensé ne dit-il pas : « Mangeons et buvons, car demain nous mourrons » (1 Corinthiens chapitre 15 verset 32) ?

Et que dire de la pollution et de l’utilisation abusive des ressources de la terre. Parfois nous le faisons même en invoquant des versets bibliques. Oui, la terre nous est assujettie, mais cela ne signifie pas qu’il faille abuser dans le seul but d’asservir la terre et/ou les animaux. Comprenons-nous bien, l’extrême inverse existe également, certains font de la terre ou des animaux des idéaux quasi-divins et sont prêts à tout pour faire passer en premier leur idéal.

Quoi qu’il en soit, nous sommes appelés à respecter la vie et à nous conduire en ayant à l’esprit les paroles de Paul dans 1 Corinthiens chapitre 3 verset 16 : « Ne savez-vous pas que vous êtes le temple de Dieu, et que l’Esprit de Dieu habite en vous ? »

Le plus déconcertant pour nous est de savoir que Dieu peut utiliser les épreuves et les souffrances comme moyen de discipline, ou encore pour attirer notre attention ou bien mettre notre foi à l’épreuve. Notez que l’auteur de la lettre aux Hébreux chapitre 6 verset 12 dit que le Seigneur châtie ceux qu’il aime. Ceci pourrait indiquer toute l’humanité, mais la phrase se poursuit ainsi : « Et il frappe de la verge tous ceux qu’il reconnaît pour ses fils. »

  1. Supportez le châtiment : c’est comme des fils que Dieu vous traite ; car quel est le fils qu’un père ne châtie pas ?
  2. Mais si vous êtes exempts du châtiment auquel tous ont part, vous êtes donc des enfants illégitimes, et non des fils.
  3. D’ailleurs, puisque nos pères selon la chair nous ont châtiés, et que nous les avons respectés, ne devons nous pas à bien plus forte raison nous soumettre au Père des esprits, pour avoir la vie ?
  4. Nos pères nous châtiaient pour peu de jours, comme ils le trouvaient bon ; mais Dieu nous châtie pour notre bien, afin que nous participions à sa sainteté.
  5. Il est vrai que tout châtiment semble d’abord un sujet de tristesse, et non de joie ; mais il produit plus tard pour ceux qui ont été ainsi exercés un fruit paisible de justice.
  6. Fortifiez donc vos mains languissantes Et vos genoux affaiblis ;
  7. et suivez avec vos pieds des voies droites, afin que ce qui est boiteux ne dévie pas, mais plutôt se raffermisse.
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Dieu veut nous devenions comme lui. Il veut que nous arrivions à un point où nous acceptons sa volonté. En Lui seulement se trouve la vraie joie et la paix de l’esprit. Notre confort matériel ou même notre mort ne sont pas la finalité de tout dans l’esprit de Dieu comme cela peut être le cas chez nous. Dieu est plutôt concerné de savoir où nous allons passer l’éternité. Avec lui ou sans lui ?

Dans son livre, M. Yancey conclut avec le raisonnement suivant : arrêtons de nous demander pourquoi des mauvaises choses nous arrivent. Demandons-nous plutôt où elles nous mènent. Que ce soit pour une raison ou une autre, ou même si nous n’en savons pas la raison, nous devons chercher à déceler ce qu’il y a de bon qui sortira de tout ça. Et si on ne voit pas, eh bien il nous faut garder confiance, afin de permettre à Dieu de se manifester au milieu de l’adversité, en étant sûr que toutes choses concourent au bien de celui qui aime Dieu (Romains chapitre 8 verset 28).

Il existe une bonne sorte de chagrin, c’est le chagrin qui nous fait nous tourner vers Dieu pour trouver la consolation et le pardon. Un point crucial qui peut nous aider est de réaliser que nul d’entre nous n’a été placé sur Terre pour satisfaire à ses besoins personnels. Nous sommes ici pour être transformés à la ressemblance de Christ (2 Corinthiens chapitre 3 verset 28) ; pour être une nouvelle créature pour qui toutes choses anciennes sont passées, toutes choses sont devenues nouvelles. Nous sommes dans l’attente de passer l’éternité avec Lui.

Je ne sais pas si Dieu, dans sa volonté souveraine, dirige chacun des moindres petits incidents de notre vie. Mais dans sa toute-puissance, Dieu peut nous protéger du mal. Pourtant parfois il ne choisit pas de le faire. Mais pensons aussi à ceci : combien de fois avons-nous été béni sans le réaliser ? Pensons à nous lorsque nous étions un bébé : ce qui frappe chez un bébé, c’est la dépendance qu’il a envers ceux qui l’entourent. Dans ces temps-là, nous avons été bénis de l’amour de nos parents, de soins, de protection… Nous avons parfois tendance à ne penser qu’à ce qui va mal. Quand tout va bien, c’est normal ! C’est un peu vrai, « Dieu lui-même a dit : Je ne te délaisserai point, et je ne t’abandonnerai point. » (Hébreux chapitre 13 verset 5). Soyons-en certains et ayons confiance. Dieu souhaite établir avec nous une relation de confiance, il veut que nous venions à lui pour lui demander ce dont nous avons besoin, il est fidèle. Il veut que nous venions avec une foi simple, celle d’un petit enfant, sûr que ses parents vont prendre soin de lui, naturellement !

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Y a-t-il un pilote dans l’avion ?
Oui, c’est Dieu ! Où est-Il quand tout va mal ? Juste à nos côtés, toujours prêt à bénir. Ici, maintenant, mais également dans l’avenir glorieux qui nous est réservé.

Psaume 34

  1. De David. Lorsqu’il contrefit l’insensé en présence d’Abimélec, et qu’il s’en alla chassé par lui.
  2. Je bénirai l’Éternel en tout temps ; Sa louange sera toujours dans ma bouche.
  3. Que mon âme se glorifie en l’Éternel ! Que les malheureux écoutent et se réjouissent !
  4. Exaltez avec moi l’Éternel ! Célébrons tous son nom !
  5. J’ai cherché l’Éternel, et il m’a répondu ; Il m’a délivré de toutes mes frayeurs.
  6. Quand on tourne vers lui les regards, on est rayonnant de joie, Et le visage ne se couvre pas de honte.
  7. Quand un malheureux crie, l’Éternel entend, Et il le sauve de toutes ses détresses.
  8. L’ange de l’Éternel campe autour de ceux qui le craignent, Et il les arrache au danger.
  9. Sentez et voyez combien l’Éternel est bon ! Heureux l’homme qui cherche en lui son refuge !
  10. Craignez l’Éternel, vous ses saints ! Car rien ne manque à ceux qui le craignent.
  11. Les lionceaux éprouvent la disette et la faim, Mais ceux qui cherchent l’Éternel ne sont privés d’aucun bien.
  12. Venez, mes fils, écoutez-moi ! Je vous enseignerai la crainte de l’Éternel.
  13. Quel est l’homme qui aime la vie, Qui désire la prolonger pour jouir du bonheur ?
  14. Préserve ta langue du mal, Et tes lèvres des paroles trompeuses ;
  15. Éloigne-toi du mal, et fais le bien ; Recherche et poursuis la paix.
  16. Les yeux de l’Éternel sont sur les justes, Et ses oreilles sont attentives à leurs cris.
  17. L’Éternel tourne sa face contre les méchants, Pour retrancher de la terre leur souvenir.
  18. Quand les justes crient, l’Éternel entend, Et il les délivre de toutes leurs détresses ;
  19. L’Éternel est près de ceux qui ont le coeur brisé, Et il sauve ceux qui ont l’esprit dans l’abattement.
  20. Le malheur atteint souvent le juste, Mais l’Éternel l’en délivre toujours.
  21. Il garde tous ses os, Aucun d’eux n’est brisé.
  22. Le malheur tue le méchant, Et les ennemis du juste sont châtiés.
  23. L’Éternel délivre l’âme de ses serviteurs, Et tous ceux qui l’ont pour refuge échappent au châtiment.

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