Pourquoi cela te brûle-t-il ?

mardi 25 septembre 2007
par Jacques BRUNEL


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Qu’est-ce qui te brûle ?
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Qu’est-ce qui te brûle ?

Genèse chapitre 4

Traduction Segond
Traduction Chouraqui
  1. …L’Éternel porta un regard favorable sur Abel et sur son offrande ;
  2. mais il ne porta pas un regard favorable sur Caïn et sur son offrande. Caïn fut très irrité, et son visage fut abattu
  3. et l’Éternel dit à Caïn : Pourquoi es-tu irrité, et pourquoi ton visage est-il abattu ?
  4. Certainement, si tu agis bien, tu relèveras ton visage, et si tu agis mal, le péché se couche à la porte, et ses désirs se portent vers toi : mais toi, domine sur lui.
  1. … IHVH-Adonaï considère Èbèl et son offrande.
  2. Caïn et son offrande, il ne les considère pas. Cela brûle beaucoup Caïn, ses faces tombent.
  3. IHVH-Adonaï dit à Caïn : « Pourquoi cela te brûle-t-il, pourquoi tes faces sont-elles tombées ?
  4. N’est-ce pas, que tu t’améliores à porter ou que tu ne t’améliores pas, à l’ouverture, la faute est tapie ; à toi, sa passion. Toi, gouverne-la. »

De nombreuses études publiées décrivent les français comme étant :

  • râleurs au travail,
  • violents dans leur cités,
  • dépressifs dans leur vie privée

Ces différents aspects de la personnalité de notre peuple, n’ont-ils pas une racine commune d’amertume, d’insatisfaction de mal-être que d’autres peuples expriment peut-être de manière différente par des records d’alcoolisme, d’obésité ou de terrorisme. A chacun sa culture… Et moi ? Serai-je le seul à ne pas avoir des envies de péter un plomb ? Comme Caïn parfois une violence monte en moi que je ne peux pas laisser aller seule, « Celui-là il ne perd rien pour attendre ! » et d’un air rageur j’ai claqué la porte mais il est vrai que la porte n’y était pour rien. On n’est quand même pas tous des meurtriers…

Matthieu chapitre 5 verset 22

  1. Mais moi, je vous dis que quiconque se met en colère contre son frère mérite d’être puni par les juges ;

« Quelle est ta brûlure ? » demande Dieu à Caïn, « Qu’est-ce qui fait tomber tes faces ? »

Tu es à un moment où tout peut basculer : soit tu t’améliores à porter, soit tu ne t’améliores pas. La conséquence de nos brûlures peut prendre des aspects divers : policés, raffinés, brutaux, explosifs ou hypocrites.

Mais toi « gouverne-la » dit Dieu,

Jacques chapitre 3 verset 4

  1. Voici, même les navires, qui sont si grands et que poussent des vents impétueux, sont dirigés par un très petit gouvernail, au gré du pilote.

Test de personnalité : quand ça brûle pour vous ?

Vous dites Vous êtes Vos modèles bibliques
« Je vais en faire de la bouillie ! » Colère Jacob, Moïse Samson
« Là, je n’en peux plus, ce n’est plus possible ! » Dépression Job, Jérémie, Saül, Elie
« J’en ai marre, c’est toujours la même chose ! » Râleur professionnel Jonas, Marthe, le frère du fils prodigue

Les brûlures viennent de nos entrailles, elles s’invitent à notre insu. Le motif qui les déclenche peut parfois paraître dérisoire mais il est entré en résonance avec une situation plus ancienne. On a alors le sentiment que « c’est toujours comme ça ! » Combien de colères sont ponctuées par ces mots. Quand dans ma brûlure, j’ai subitement eu le sentiment d’être piégé, de ne pas avoir d’issue, d’avoir manqué la cible. Cette rancœur, cette déception me renvoie à une image que j’ai de moi, et je ne veux pas de cette image trop loin du héros que j’ai rêvé être, quand je pensais être « à l’image de Dieu » et que je découvre que je n’existe pas dans le regard des autres.

Nos brûlures ne sont toutefois pas toujours liées à un échec personnel, elle peuvent naître d’une situation qui m’apparaît injuste et révoltante : « Non acceptable ! » Elle se heurte aux règles morales que je porte en moi mais je ne vois pas quelle réponse je peux donner et tant que je n’ai pas d’issue ou au moins un angle d’attaque, la pression monte en moi, et ça me chauffe.

Dieu ne se met-il pas justement en colère et Jésus aussi quand il purifie le temple des marchands et des voleurs.

Romains chapitre 1 verset 18

  1. La colère de Dieu se révèle du ciel contre toute impiété et toute injustice des hommes qui retiennent injustement la vérité captive.

Jérémie chapitre 25 verset 38

  1. Les habitations paisibles sont détruites par la colère ardente de l’Eternel.

Diversité de nos brûlures

  • Simple agacement dans une file d’attente le jour ou justement j’avais mal géré mon temps, et c’était ce jour-là la goutte d’eau supplémentaire.
  • Parole blessante que j’ai entendue de quelqu’un qui compte pour moi, « cette personne n’est plus digne de la confiance que je lui portais ! »
  • Déception de ne pas arriver à entrer en amitié avec un nouveau camarade, ou voir un projet amoureux se briser sur mes illusions, ou subir l’humiliation et le manque de considération dans mon travail ou vivre un harcèlement.

Autant d’étiquettes que je colle dans mon album souvenir, mais faut-il attendre que la collection soit pleine pour commencer à réagir ?

L’exemple de la colère de Jacob : Genèse chapitres 29 à 33.

Jacob est un nom porteur de sens : « l’usurpateur, » « le traître » dès sa naissance, il se fait griller la priorité par son Esaü de frère,

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Genèse chapitre 25 verset 26

  1. Ensuite sortit son frère, dont la main tenait le talon d’Esaü ; et on lui donna le nom de Jacob.

Esaü est le chouchou de son père. Pour exister Jacob use de ruse, exploite une possibilité de chantage en achetant le droit d’aînesse pour un potage de lentille. Puis sur l’instigation de sa mère il se fait passer pour son frère et vole ainsi la bénédiction que le père doit donner au fils aîné. Jacob ne maîtrise rien, il doit s’enfuir de manière pitoyable, et pourtant en chemin il reçoit la vision d’une promesse de Dieu : « une descendance innombrable. »

Ensuite, Il est trompé par son beau père Laban qui lui promet Rachel contre 7 années de service et lui substitue Léa au moment du mariage. Sortira-t-il jamais de ces enchaînements de traîtrise à la fois jouet et acteur… ? Et trop c’est trop, enfin un jour, il prend une décision tout seul, il part de chez son beau-père, mais en cachette comme un « Jacob. »

Et quand Laban le rattrape pour lui faire le reproche d’être parti comme ça, c’est l’injustice de trop et ce jour-là Jacob dit ses quatre vérités à Laban. Le sac se vide et par cette colère Jacob s’est affirmé et c’est certainement le commencement d’une autre vie. Car il a, pour la première fois, pu dire ce qui n’allait pas, ce qu’il ne pouvait pas accepter.

Genèse chapitre 31 versets 38 à 41

  1. Voilà vingt ans que j’ai passés chez toi ; tes brebis et tes chèvres n’ont point avorté, et je n’ai point mangé les béliers de ton troupeau.
  2. Je ne t’ai point rapporté de bêtes déchirées, j’en ai payé le dommage ; tu me redemandais ce qu’on me volait de jour et ce qu’on me volait de nuit.
  3. La chaleur me dévorait pendant le jour, et le froid pendant la nuit, et le sommeil fuyait de mes yeux.
  4. Voilà vingt ans que j’ai passés dans ta maison ; je t’ai servi quatorze ans pour tes deux filles, et six ans pour ton troupeau, et tu as changé dix fois mon salaire.

Pour autant la peur n’a pas quitté le cœur de Jacob, il doit maintenant se confronter à son frère. Après toutes ces années, il doit régler les comptes de son passé. C’est à la veille de cette confrontation que Jacob lutte avec l’ange de Dieu. « Je ne te laisserai pas aller avant que tu ne m’aies béni. » Cette nuit-là, Jacob l’usurpateur devint Israël, celui qui a lutté avec Dieu et a réalisé quelque chose de nouveau. Il n’a pas vaincu Dieu mais cette brûlure qui le tenait de l’intérieur. Jacob devient celui qui peut « Oui, tu as lutté avec Elohîms et avec les hommes, et tu as pu. »

Le lendemain, il rencontrera son frère, il est apaisé, il peut regarder son passé, il se sait faible mais dans la main de Dieu. Il a perdu toute amertume, il est soumis mais il sait que la bénédiction de Dieu lui est acquise. C’est certainement cette paix enfin trouvée qui permet aussi à son frère de lui pardonner.

Un traitement pour les brûlures intérieures

Psaume 4 versets 5 à 7

  1. Tremblez, et ne péchez point ; Parlez en vos coeurs sur votre couche, puis taisez-vous. -Pause.
  2. Offrez des sacrifices de justice, Et confiez-vous à l’Éternel.
  3. Plusieurs disent : Qui nous fera voir le bonheur ? Fais lever sur nous la lumière de ta face, ô Éternel !
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Un traitement en six points :

  1. « Agitez-vous » (Mettez-vous en colère)
    L’injonction peut paraître étonnante de la part d’un Dieu de paix et d’amour. Oui ! les parents quand vous découvrez votre enfant occupé à arracher conscien­cieusement la tapisserie du salon, ce n’est pas le temps de la zen attitude. Assumez votre colère ! Ce n’est pas incompatible avec l’amour.
    Proverbes chapitre 3 verset 11
    1. Car l’Eternel châtie celui qu’il aime, Comme un père l’enfant qu’il chérit.
    Et même si le motif de votre brûlure est moins avouable, ne cherchez pas à l’étouffer, il y va de votre santé psychique et spirituelle.
    Ephésiens chapitre 4 verset 26
    1. Que le soleil ne se couche pas sur votre colère.
    Paul demande de gérer la colère au plus vite, pas de la nier. La brûlure intérieure peut être un moteur puissant et necessaire dans notre vie parce qu’on ressent tout d’un coup que « ça ne va pas », c’est un rendez-vous que Dieu nous a fixé et il peut s’en servir pour nous faire du bien. Ressentir la brûlure c’est percevoir les symptômes, inutile de se culpabiliser sur la forme le point important est en amont. L’exprimer à travers une crise peut-être bénéfique. Même si on ne va pas au bout du traitement, on a toujours intérêt à hurler quand on nous marche sur les pieds. On est toujours plus attentifs aux gens que l’on sait sensibles sur un point particulier. Le professeur qui sait qu’un élève vient systéma­tiquement râler sur la correction va être plus attentif dans sa correction pour ne pas paraître injuste ! On peut aussi l’observer dans le commerce, le client fidèle en général paye plus cher que celui qui râle en permanence… Prendre sur soi, ne rien laisser paraître parce qu’on nous a appris qu’il faut être soumis et obéissant c’est se fixer un rendez-vous un peu plus tard. Donc allez-y mais…
  2. « Ne pêchez pas »
    Il s’agit de gouverner ce qui nous tient aux tripes, non pas de se laisser dominer par notre emportement. Car la brûlure a à voir avec la passion. Quand la passion nous met en mouvement, nous sommes particulièrement vulnérables au risque d’être injuste. Car nous nous centrons sur nous-mêmes. Notre expression à chaud peut être salutaire mais elle peut devenir blessante pour les autres. Oui les parents, ce jour-là, quand votre enfant a renversé sa glace sur le tapis vous lui avez dit « j’en ai marre de toi » et vous l’avez blessé. Si dans la même journée votre patron ne vous avait pas jeté votre travail en disant « allez apprendre votre métier » vous auriez peut-être dit à votre enfant « je vais te montrer comment il faut faire attention. » Les paroles que vous auriez vous-même espéré entendre… Et votre débordement a pollué l’atmosphère.
    Combien d’expressions inappropriées vont ainsi pourrir la vie de notre entourage. Reprenons l’exemple du professeur toujours contesté par son élève râleur, certes il sera sans reproche, mais ne comptons pas sur lui pour qu’il nous fasse grâce si un jour on remet un devoir en retard… Le péché, c’est rater la cible. Dans nos colères, combien de fois nous sommes-nous trompés de cible.
  3. « Parlez en votre cœur, sur votre couche »
    La pédagogie de Dieu nous pose la question « Pourquoi cela te brûle-il ? » et il nous faut aller à la recherche de ce pourquoi. Il y a des gens qui paient des fortunes pour qu’une oreille attentionnée leur permettent de s’analyser. Le privilège du chrétien, c’est d’avoir l’oreille de Dieu.
    Psaume 102 verset 2
    1. Incline vers moi ton oreille quand je crie !
    Mon Dieu entend quand je crie à lui. Il est nécessaire de voir clair dans notre vie, même ce que l’on ne veut pas voir, de lever nos petits arrangements, de le faire en confiance, de le dire au Dieu qui est présent dans nos insomnies, non pas pour nous juger mais pour entendre notre confession.
    Est-ce vraiment cet événement qui te fait partir au quart de tour ? N’est-ce pas plutôt ce qu’il évoque pour toi et que tu as déjà condamné ? Et la paille que tu vois là chez l’autre, n’est-elle pas justement de la même nature que la poutre qui est en toi… On n’aime pas voir nos défauts chez les autres, on ne les supporte pas.
    L’introspection n’est pas une fin en soi pour Dieu, son ambition est plus grande. Il ne veut pas d’un simple pansement mais une vraie guérison.
  4. « Puis taisez-vous »
    Dieu a quelque chose à nous dire. Là c’est l’entrée en scène du projet de Dieu et de Sa vision des choses dans mon problème, car Dieu est venu pour guérir les malades. La Bible ne présente pas une philosophie de la vie, elle nous révèle la personne d’un Dieu qui sauve.
    Il y a, fort heureusement, beaucoup de nos irritations qui ne persistent pas au delà de là journée et un simple discernement y met fin et souvent fait tomber comme un soufflé ce qui a fait de nous une pâte levée (ça me gonfle !). Mais il y a le lourd, celui qui hante nos nuits d’insomnies, la brûlure que je ne peux pas gérer moi-même et qui demande des moyens hors de ma portée.
  5. « Offrez des sacrifices de justice »
    Il me faut entrer dans la justice de Dieu. Quand je regarde ma vie avec un regard lucide et sincère, les souffrances dont j’ai été victime m’ont souvent amené à jouer le rôle du bourreau envers d’autres. Là où je pensais être victime, je découvre que j’ai reproduit le même schéma destructeur, et je me découvre coupable. « Le fermier bat la fermière, la fermière bat son enfant, l’enfant bat son chat… » Le traitement divin de nos brûlures va casser la chaîne qui produit de la mort en moi et il passe par la croix où Jésus à vaincu la mort.
    Esaïe chapitre 53 versets 4 et 5
    1. C’est de nos douleurs qu’il s’est chargé ; Et nous l’avons considéré comme puni, Frappé de Dieu, et humilié.
    2. Mais il était blessé pour nos péchés, Brisé pour nos iniquités ; Le châtiment qui nous donne la paix est tombé sur lui, Et c’est par ses meurtrissures que nous sommes guéris.

    Hébreux chapitre 2 verset 8
    1. Car, ayant été tenté lui-même dans ce qu’il a souffert, il peut secourir ceux qui sont tentés.
    Si le sacrifice de justice est totalement accompli par Jésus, il est aussi nécessaire que je me l’approprie comme un héritage et que dans mon cœur je prenne cette décision que Dieu attend de moi selon sa justice. Faut-il que je demande pardon ? Faut-il que j’aille vers celui qui a quelque chose contre moi ? C’est le temps du sacrifice de la justice. Certaines actions sont nécessaires, c’est Dieu qui nous dira les quelles mais ma dette est immense. Que puis-je apporter qui ait quelque valeur ? Ce que je fais n’a que peu de valeur. Mais aux yeux de Dieu, c’est moi qui ai de la valeur.
    Esaïe chapitre 43 verset 4
    1. Parce que tu as du prix à mes yeux, Parce que tu es honoré et que je t’aime, Je donne des hommes à ta place, Et des peuples pour ta vie. Ne crains rien, car je suis avec toi ;
    La seule valeur que je puisse offrir c’est un esprit bien disposé que Dieu agrée.
  6. « Confiez-vous en l’Éternel »
    La dernière étape du protocole de guérison est celle de la foi qui compte. La foi qui devient justice. « Abraham crut en Dieu et cela lui fut compté comme justice. » Ce n’est pas un simple encouragement à positiver, comme on dirait « ça va aller, on croise les doigts ! » La blessure qui me fait souffrir a besoin d’être cautérisée par le feu de Dieu, la guérison va être totale, et Dieu seul peut le faire. Se confier ce n’est pas non plus un détachement qui nous amènerait à relativiser, à attendre « si Dieu le veut » que les choses s’arrangent. Car le fatalisme est bien étranger à l’amour bouillant que Dieu nous réserve et qu’il attend de nous.
    Malachie chapitre 3 verset 10
    1. Mettez-moi de la sorte à l’épreuve, Dit l’Eternel des armées. Et vous verrez si je n’ouvre pas pour vous les écluses des cieux, Si je ne répands pas sur vous la bénédiction en abondance.
    Il s’agit de demander cette bénédiction promise dans la lutte avec Dieu. Dans le processus de guérison de Dieu, il y a un homme nouveau qui naît. Une passion nouvelle qui est comme un vin nouveau et ce n’est pas la vieille outre qui peut la contenir. « Seigneur, si ce n’est pas toi qui interviens, je sombre, aie pitié de moi, fais-moi grâce » et moi je suis comblé par son amour qui me fait exister…
    Quand Dieu fait descendre sur moi son consolateur, il veut un cœur qui l’attende comme la fiancée attend son époux. C’est à ce prix que mon passé est neutralisé. Que mon péché devient inopérant dans mon présent car aujourd’hui est un jour nouveau. J’existe dans le regard de Dieu Eternel, donc le reste est dérisoire.
    Le témoignage de vie de ceux qui ont placé leur confiance dans le vrai Dieu est là pour attester que Dieu répond à celui qui le cherche, et que cette rencontre donne la paix. Le chemin de souffrance conduit donc à la paix de Dieu pour celui qui croit.

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Une brûlure qui se transforme en paix

Boris Cyrulnik a dit : « La résilience, c’est quand l’huître fait une perle de la blessure de ses entrailles. »

Ce qui est au départ destructeur peut, par une saine gouvernance, se transformer en œuvre belle.

La bible dit aussi que le malheur peut être utile. comme ce fut le cas pour Job.

Job chapitre 36 verset 14

  1. Dieu délivre le malheureux par son malheur même.

Et effectivement job s’écrira au bout de son chemin de révolte :

Job chapitre 42 verset 5

  1. Mon oreille avait entendu parler de toi mais maintenant mon œil t’a vu.

Quand on sort d’une confrontation avec Dieu, je peux vous témoigner qu’on en ressort transformé et que les choses du monde n’ont plus le même effet sur vous.

Il se peut même qui votre environnement ne change pas et pourtant ce qui avant vous tenaillait au point de vous rendre la vie insupportable (et que vous rendiez insupportable à votre entourage) est peut-être toujours en place avec la même intensité, mais vous découvrez que cela n’a plus de prise sur vous.

Quand je suis riche de tout l’amour de Dieu je me sens en sécurité, que peuvent me faire alors les hommes ?

Psaume 50 verset 10

  1. Mon Dieu vient au-devant de moi dans sa bonté, Dieu me fait contempler avec joie ceux qui me persécutent.
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Contempler son ennemi, c’est regarder son fonctionnement en étant en sécurité et de voir en lui la souffrance qui le pousse à faire souffrir les autres. Peut-être même que mon attitude sereine aura une incidence sur lui. Il développe un scénario répétitif qui me conduisait à réagir, et maintenant c’est sans effet. Cela peut aussi lui permettre à son tour de prendre un chemin de justice.

C’est le miracle de la vie ! Autant les manifestations brutes de nos brûlures sont contagieuses, que ce soit la colère ou les litanies des râleurs, la paix de Christ peut répandre une odeur autour d’elle qui témoigne de la lumière de Dieu.

Il s’agit donc de tourner le dos aux passions de ce monde qui nous rendaient captifs et de se diriger vers celui qui me comble de son amour et qui me donne la liberté de celui qui se sait aimé de Dieu.

A Lui seul en revienne toute la gloire.

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