Le surplus du Seigneur

samedi 15 mai 2010
par Yves Gouast

Le Seigneur a en réserve pour nous des bénédictions en nombre. Il tient à nous d’avoir un coeur entier pour Lui et de s’attendre à lui. A travers l’exemple du roi Amatsia, on trouve une illustration de cette vérité.

Situons le roi Amatsia dans le contexte du livre des Chroniques.

Le deuxième livre des Chroniques

Plan général
Chapitres 1 à 9 Règne de Salomon
Chapitres 10 à 36 Division d’Israël et déportation, Histoire de Juda
Histoire parallèle d’Israël et Juda
d’après 2 Chroniques chapitres 10 à 25
Israël Juda et Benjamin
Roi : Jéroboam
  • ordonne de faux prêtres
Roi : Roboam
(régna pendant 17 ans, de l’âge de 41 à 58 ans)
  • roi dur, d’où division
  • 180 000 hommes pour aller combattre Israël
  • Intervention de Dieu par prophète Schemaeja
  • Villes fortes
  • Lévites et sacrificateurs se réfugient
  • Les fidèles à Dieu rejoignent Juda.
  • Roboam affermi, il abandonne Dieu
  • Il n’y a plus de fidèles.
  • Invasion par Schischak l’Egyptien
  • Repentance et donc pas de destruction totale.
  • Roi : Abija
    (régna pendant 3 ans)
    Début de guerre entre Israël et Juda
    Guerre
    • 800 000 hommes
    • Attaque par devant et par derrière
    • Défaite : 500 000 morts
    • Mort de Jéroboam
    Guerre
  • 400 000 hommes
  • Discours au mont Tsemaraïm
  • Fin de guerre entre Israël et Juda
    Roi : Baescha Roi : Asa
    (régna pendant 41 ans)
    • Abat les idoles
    • Attaqué par les Ethiopiens, mais victorieux
    • Avertissement du prophète Azaria
    Début de guerre entre Israël et Juda
    Guerre Guerre
    • Alliance avec la Syrie
    • Asa ne s’appuie plus sur Dieu
    • Asa emprisonne le prophète Hanani qui l’avertit
    Fin de guerre entre Israël et Juda
    Roi : Achab Roi : Josaphat
    (régna depuis l’âge de 35 ans pendant 25 ans)
    Voici ce que fit Josaphat :
    • Marcha dans la voie de David
    • Ne rechercha pas les Baals
    • Inspira la terreur, d’où pas de guerre
    • Fit alliance avec Achab / Non apprécié de Jéhu / Navires brisés
    Roi : Achazia Roi : Joram
    (régna depuis l’âge de 32 ans pendant 8 ans)
    Voici ce que fit Joram :
    • Fit le mal
    • Mourut dans d’atroces souffrances
    • Fut mal aimé, pas regretté.
    Roi : Joachaz (ou Achazia)
    (régna pendant 1 an)
    Reine : Athalie, fille d’Achab et de Jézabel, mère d’Achazia
    (régna pendant 7 ans)
    • tua la descendance royale pour accéder au pouvoir
    • Seul Joas bébé fut sauvé par Yehochabeath, femme du sacrificateur Yehoyada
    Roi : Joas, fils d’Achazia
    (régna depuis l’âge de 7 ans pendant 40 ans)
    • Il était sous l’influence de Jehojada (ou Yehoyada)
    • Il voulut réparer le Temple, la Maison de l’Eternel
    Roi : Joas, fils de Yoahaz Après la mort de Yehoyada
    • Joas, fils d’Achazia n’est plus fidèle
    • Dieu envoie des prophètes pour le rappeler à l’ordre
    • Joas n’a pas gardé le souvenir de la bienveillance de Yehoyada et tue le prophète Zacharie, fils de Yehoyada
    Roi : Amatsia
    (régna depuis l’âge de 25 ans pendant 29 ans)
    La vie d’Amatsia
    Lire le deuxième livre des Chroniques chapitre 25.

    Le règne d’Amatsia commence mal. Il a un cœur pas entièrement dévoué.

    Le Seigneur veut toute la place dans notre cœur, dans notre vie. Il ne se contentera pas d’une place parmi d’autres choses. On ne peut atteindre la perfection et ce qui est décrit ici n’est pas quelque façon de s’affranchir du péché par nos propres forces, mais il s’agit de faire tout pour ne pas attrister Dieu.

    Amatsia, au début de son règne, tue les serviteurs qui ont exécuté son père mais il ne va pas jusqu’à tuer leurs enfants.

    Amatsia connaît la loi et cherche à l’appliquer scrupuleusement. Pourtant cela n’a pas dû être si facile. Combien d’hommes, dans la Bible,ont sans hésitation tué des enfants, voyant en eux une menace. Pharaon, Hérode… Si Amatsia avait suivi le même raisonnement, il aurait fait de même. Mais malgré son cœur partagé, il a assez de crainte du Seigneur pour laisser les enfants saufs.

    Ensuite, Amatsia fait l’inventaire de ses forces, mais il ne consulte pas Dieu. Attaqué, il prend l’initiative de faire appel à des hommes d’Israël (ce sont des frères après tout…) et dépense l’équivalent de deux millions d’euros, soit 20€ par soldat enrôlé.

    Comme il n’a pas pris le temps de consulter l’Éternel, Dieu envoie un homme, un prophète pour le conseiller. Le roi est prêt à reconnaître son erreur et demande que faire au verset 9. Il n’est pas très sûr de lui.

    Le prophète lui répond par l’affirmation d’une possibilité : "L’Éternel peut te donner bien plus que cela [1]." Il n’utilise pas de futur, il évoque simplement une possibilité. Oui, le Seigneur a en réserve des bénédictions bien au-delà de ce que le roi peut s’offrir, même avec toute sa fortune. C’est cela le surplus du Seigneur.

    Amatsia réalise alors son erreur et sans aucune discussion, il décide de renvoyer les mercenaires israéliens, qui se sentent humiliés et sont très fâchés.

    La bataille contre l’ennemi est victorieuse, mais les mercenaires renvoyés font un coup "en douce", tuant 3 000 personnes et volant un important butin.

    Amatsia se met en colère après Dieu. Il va chercher à se venger. Il a une réaction épidermique. Et une fois encore, au lieu de chercher l’Éternel, il va aller après les idoles de ses ennemis. Certains de ses hommes vont d’ailleurs en profiter pour fomenter une conspiration et le tueront bien des années après. Amatsia paiera les conséquences de son inconsistance.

    Et nous, ne nous mettons-nous pas parfois en colère, sans compter sur la provision de Dieu ? Avons-nous aussi des réactions épidermiques ? L’exemple inverse est celui de Job qui dit : "L’Eternel a donné, l’Eternel a repris, que le nom de l’Eternel soit béni." Puissions-nous avoir une confiance telle en Dieu.

    Nous noterons tout de même en conclusion qu’au chapitre suivant et au verset 4, il est écrit que le fils d’Amatsia, Ozias, "fit ce qui est droit aux yeux de l’Eternel, en tout point comme avait fait son père Amatsia."

    Oui, Amatsia, tout comme nous aujourd’hui, n’était pas parfait. Il avait des réactions épidermiques, changeait d’avis, était inconstant. Mais à d’autres moments, il était un homme qui essayait de faire de son mieux pour obéir à la loi du Seigneur, qui était entier et qui faisait preuve de cœur.

    C’est cette image, celle d’un homme fidèle et droit, que le Seigneur a gardé, même après sa mort.

    Quel Dieu de grâce ! A Lui soit la gloire !

    Passage Biblique associé

    2 Chroniques chapitre 25

    Retour

    Retour


    [1] L’armée de mercenaires israéliens



    Sites favoris


    4 sites référencés dans ce secteur